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| La Guyane et ses langues régionales |
| Laurence GOURY |
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| Quelles sont les langues parlées en Guyane qui peuvent prétendre au statut de langues régionales de France ?... |
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| Les langues amérindiennes |
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| Les populations autochtones de Guyane parlent des langues appartenant à de grandes familles linguistiques réparties sur le continent sud-américain. Les langues regroupées dans une même famille ont des caractéristiques communes, mais il n'y a pas forcément d'intercompréhension. |
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| Famille arawak |
Famille caribe |
Famille tupi-guarani |
| arawak (ou lokono*) |
kali'na |
émérillon (ou teko*) |
| palikur |
wayana |
wayampi |
* Termes d'autodénomination, c'est-à-dire utilisés par les locuteurs dans leur langue pour désigner celle-ci |
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| Les langues créoles |


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Ces langues, qui se sont formées dans le contexte de l'esclavage par le contact, sur les plantations, entre des populations européennes et des esclaves arrachés d'Afrique et parlant diverses langues, sont de deux types en Guyane : un créole de base lexicale française, le créole guyanais, et des créoles de base lexicale anglaise originaires du Surinam (le nenge tongo ou nengee tongo**, et le saamaka).
** On dit nenge tongo en aluku et en pamaka, et on dit nengee tongo en ndyuka. |
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| Créole de base lexicale française |
Créoles de base lexicale anglaise |
| kreol gwiyane |
nenge tongo / nengee tongo :
- aluku
- ndyuka
- pamaka |
saamaka
(créole de base anglo-portugaise) |
Remarque : le terme de taki taki est à éviter car il ne fait pas la distinction entre le nenge tongo, le saamaka, et le sranan tongo, qui est une langue étrangère en Guyane même si elle sert de moyen de communication entre les populations businenge et les autres communautés, à Saint Laurent en particulier. |
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| Une langue asiatique |
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Le hmong
peut être considéré comme une langue régionale en Guyane
parce qu'il répond aux caractéristiques de territorialité,
et n'est pas une langue nationale dans un autre pays. |
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| Les langues d'immigration |
Les langues présentées ci-dessus sont celles qui peuvent prétendre au statut de langues régionales de France.
Mais d'autres langues sont également parlées en Guyane, certaines par des communautés importantes numériquement. On citera par exemple le portugais du Brésil, le créole haïtien, les créoles martiniquais, guadeloupéen et de Sainte-Lucie, le cantonais et le hakka (des variétés de chinois), l'anglais du Guyana, le sranan tongo du Surinam, l'espagnol, etc. |
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Textes © Laurence Goury (IRD Guyane - Laboratoire des sciences sociales)
Photos © Antoine Cercueil
Tous droits de reproduction réservés
- Août 2003 |
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| En complément de cet article, quelques notions linguistiques extraites de la plaquette "Langues de Guyane" (document produit par le laboratoire des sciences sociales de l'IRD Guyane). |
Langage
Faculté universelle des êtres humains à s'exprimer et à communiquer au moyen de sons articulés : tout être humain (sauf débilité profonde) qui vit en société développe cette faculté qui est à peu près stabilisée vers l'âge de sept ans.
Langue
On appelle langue l'une des formes du langage humain : la capacité universelle citée plus haut se réalise à travers l'apprentissage d'une langue dite langue maternelle, et dans certains cas de deux voire plusieurs langues si l'enfant grandit dans une situation dite de plurilinguisme. Le nombre de langues du monde est estimé a plusieurs milliers (6.000 environ ?) : il est impossible d'en donner un chiffre précis pour des raisons qui sont exposées plus loin.
Le nombre de locuteurs d'une langue peut être très élevé (plusieurs dizaines de millions) ou très restreint (quelques centaines ou quelques dizaines, voire moins dans les situations de disparition prochaine) : plus de la moitié des langues sont probablement parlées par moins de 1.000 personnes. En revanche, l'analyse linguistique montre qu'à travers leurs différences souvent considérables, les langues présentent toutes une complexité de fonctionnement grosso modo comparable, et qui les rend toutes également dignes d'intérêt et de respect. L'idée de "langue primitive" n'a aucun sens.
Langue véhiculaire
On appelle ainsi une langue qui, de par son prestige culturel ou son importance démographique, politique ou économique, est utilisée pour la communication, non seulement entre ceux qui la parlent comme langue maternelle, mais aussi par d'autres groupes linguistiques. A l'intérieur des Etats modernes, la langue officielle joue ainsi le rôle de langue véhiculaire, mais il y a eu dans l'histoire (et en particulier chez les Amérindiens) de très nombreux exemples d'utilisation véhiculaire de langues parlées par des populations économiquement, démographiquement ou militairement dominantes.
En Guyane, le français est évidemment la langue véhiculaire dominante, mais le créole guyanais et le sranan tongo ou le nenge tongo du Maroni jouent aussi ce rôle dans certaines situations. Au niveau mondial, l'anglais est en passe d'acquérir le statut de langue véhiculaire.
Contrairement au cas des koïnès ou des pidgins (voir ci-dessus), une langue véhiculaire est bien à l'origine la langue maternelle d'un groupe de locuteurs. Il est très fréquent, surtout dans les Etats modernes, qu'elle mette les autres langues dans une situation de minorisation, de sorte que les locuteurs de ces langues finissent par transmettre à leurs enfants cette langue dominante. C'est le processus le plus courant de disparition de langues.
Langues régionales
(complément d'information fourni par Michel Launey / IRD Guyane - Laboratoire des sciences sociales)
1 ) Définition de la Charte européenne des langues régionales et
minoritaires.
Sont réputées "langues régionales" les langues
• a) dont les locuteurs sont des citoyens du pays (donc pas des
migrants même durablement établis)
• b) qui occupent depuis un "certain temps" historique une ou
plusieurs portions identifiables du territoire (cette "territorialisation"
les différencie des autres langues "minoritaires" qui peuvent réponder au
critère (a))
• c) qui ne sont pas des variantes dialectales de la langue
nationale (éviter le morcellement de la grande proximité : les "patois" - en
termes précis, les dialectes - de Normandie, de Picardie ou du Poitou sont
des variantes dialectales du français, non des langues autonomes, voir
cependant les difficultés qu'on peut avoir à appliquer ce critère, dans la
fiche "dialecte")
• d) qui ne sont pas les langues officielles d'un autre pays (idée :
même si beaucoup de citoyens français sont d'origine, disons, polonaise ou
vietnamienne, ce n'est pas à la France mais respectivement à la Pologne et
au Vietnam de se charger de la politique de ces langues en termes de
protection, promotion, enseignement...).
Principe général : la diversité linguistique de l'humanité est une
donnée patrimoniale qui doit être protégée par les Etats sur le territoire
desquels se parlent ces langues (comme c'est à la France de maintenir en
bon état le Mont-Saint Michel et les châteaux de la Loire, à la Grèce de
maintenir en état ses antiquités, à l'Inde de maintenir en état le Taj
Mahal, etc, etc).
Bien sûr, les critères de la Charte (dialectalisation, durée de
l'établissement, territorialisation...) se prêtent tous à interprétation
(on peut les appliquer de manière plus ou moins rigide selon les visées
politiques).
Dans le cas de la Guyane, on a ici, au moins neuf langues régionales et au plus
douze : on peut arguer que les Hmong ne sont pas ici depuis suffisamment
longtemps ; et certains locuteurs de nenge(e) tongo (ndjuka + aluku +
paramaka) soutiennent souvent qu'ils parlent trois langues différentes (ce
qui n'est pas raisonnable en termes purement linguistique puisqu'il y a
intercompréhension, mais correspond à une survalorisation politique des
différences, un peu comme le serbo-croate yougoslave a officiellement
disparu bien que les gens continuent à le parler de la même façon selon les
différentes variantes dialectales)...
2) Définition restrictive de l'Education Nationale.
sont réputées "langues
régionales" celles des langues ci-dessus qui se voient appliquer la loi
Deixonne de 1951 sur l'introduction de ces langues dans l'enseignement
(avec des programmes et des épreuves au bac ): dans les faits, ceci ne
concerne que les 7 langues historiques de Métropole (basque, breton,
flamand occidental, alsacien-lorrain, corse, catalan, occitan) et pour les
DOM-TOM: les créoles des DOM ; le tahitien et trois des 28 langues kanak.
Ceci est une définition de fait, non de droit : si le kali'na ou le nengee
tongo ne sont pas actuellement dans la liste, elle peuvent y entrer si la
préparation "en amont" a été faite.
Pour éviter cette ambiguïté et maintenir une reconnaissance symbolique, la
notion "langues de France" (toutes les langues régionales et minoritaires
selon les critères de la Charte européenne) est apparue il y a 2 ou 3 ans
et elle se répand de plus en plus : la DGLF est devenue DGLFLF (Délégation à
la langue française et aux langues de France).
Famille de langues
Les langues changent dans le temps : de génération à génération apparaissent des différences, généralement légères et n'affectant que très modérément l'intercompréhension, mais en s'accumulant elles deviennent importantes. Qu'on compare par exemple, en remontant le temps, le français actuel avec des textes du XIXe, puis du XVIIe, puis du XVe, puis du XIIe siècles et enfin avec du latin : le latin (et peut-être même le français médiéval) est une autre langue que le français moderne, et pourtant il y a toujours eu, entre César et nous, au moins une partie de la population qui avait l'impression de parler la même langue que ses parents et que ses enfants. Les langues changent aussi dans l'espace : si un groupe linguistique se sépare par des migrations ou la constitution de frontières, les changements apparus d'un côté et de l'autre peuvent donner d'abord des variantes dialectales (exemple: le français du Canada par rapport au français "standard") puis au bout de quelques siècles des formes sans intercompréhension, donc des langues différentes.
Si la date de séparation n'est pas trop ancienne, les ressemblances sont assez claires : ainsi entre le français, l'espagnol, l'italien, le roumain et quelques autres langues (dites langues romanes) issues du latin. On a la chance que le latin soit connu par des documents d'époque, mais même si la langue d'origine commune n'est pas connue on peut la postuler et faire des hypothèses sur sa forme : ainsi, bien qu'on n'en ait pas de documents, il a certainement existé un germanique commun (qui a évolué en allemand, anglais, néerlandais, suédois etc) ou un slave commun (qui a évolué en russe, polonais, tchèque, bulgare, serbo-croate etc).
Une analyse plus minutieuse fait apparaître un certain nombre de ressemblances entre les langues romanes, germaniques, slaves, le grec, des langues de l'Inde et quelques autres, laissant supposer une langue commune beaucoup plus ancienne : c'est ce qu'on appelle l'hypothèse indo-européenne.
Les hypothèses essayant de montrer des parentés plus anciennes encore sont rarement convaincantes à cause de l'importance des différences. Même si l'on peut raisonnablement supposer que toutes les langues du monde sont issues d'une langue commune apparue au moment de l'hominisation, cette hypothèse est à peu près indémontrable.
Dialecte (ou variante dialectale)
Le plus souvent, une langue qui est parlée sur un territoire un tant soit peu étendu présente des variations plus ou moins importantes d'un point à l'autre de ce territoire. Ces variantes locales sont appelées des dialectes de la langue.
Trois précisions sont essentielles :
1) Il existe un usage très répandu qui consiste à employer dialecte dans un autre sens, à savoir celui de langue non officielle (exemple : "Dans ce pays africain, on parle le français et une vingtaine de dialectes africains"). Dans ce cas de figure, il vaut mieux parler de langue minoritaire. En effet, si au moins quelques personnes développent leurs capacités universelles de langage à travers une forme linguistique différente de toute autre, cette forme est une langue.
2) La question fréquemment posée "Est-ce un dialecte ou une langue ?" n'a donc aucun sens.
A la notion de dialecte doit toujours être associé un nom de langue et un nom de région. Par exemple, le breton est une langue, mais cette langue existe sous la forme de variantes dialectales. On peut donc dire, par exemple, à propos du vannetais (variété parlée dans le Morbihan), soit que c'est du breton, soit que c'est un dialecte breton. On peut aussi parler des dialectes du breton...
3) Contrairement à la question précédente, il y a un sens à demander : "Ces deux parlers (ou : formes linguistiques) sont-elles deux langues différentes, ou deux dialectes de la même langue ?".
Mais on voit la difficulté : à partir de quel niveau d'altérité considère-t-on qu'on a deux dialectes de la même langue ou deux langues différentes ? Il n'y a pas de réponse toute faite à cette question. Il est clair par exemple que le français et le russe sont deux langues différentes, mais c'est aussi le cas pour le français et l'espagnol qui sont pourtant beaucoup plus proches entre eux. En revanche le français "standard" et officiel et le picard sont sans doute deux formes dialectales de la même langue (dite parfois langue d'oïl).
Le critère communément admis est celui d'intercompréhension (s'il y a un degré élevé d'intercompréhension entre deux formes linguistiques on a deux dialectes de la même langue, sinon on a deux langues différentes). Mais il n'est pas totalement satisfaisant, d'une part parce qu'il est scalaire (on a une échelle d'intercompréhension, entre nulle et complète), et d'autre part parce qu'il peut être manipulé pour des raisons politiques : deux groupes qui parlent des variantes dialectales peuvent proclamer soit qu'ils parlent la même langue (s'ils développent des stratégies unitaires) soit au contraire qu'ils parlent des langues différentes (s'ils désirent marquer leur autonomie réciproque).
Certaines formes réputées dialectales pourraient ainsi être considérées comme linguistiquement autonomes (par exemple le schwyzertütsch ou suisse allemand par rapport à l'allemand), et inversement beaucoup de langues réputées différentes pourraient ainsi raisonnablement être baptisées variantes dialectales (ainsi le danois et le norvégien, le tchèque et le slovaque, etc ; à noter qu'à la suite des dramatiques événements de Yougoslavie, les cursus de serbo-croate de l'INALCO ont éclaté en deux : serbe et croate).
Créole
Les créoles constituent l'un des rares cas d'apparition de formes linguistiques autrement que par la transmission régulière d'une génération à l'autre. Elles naissent en effet dans des cas de rupture, dont le plus typique est l'esclavage. Des populations parlant des langues africaines différentes sont regroupées sur une plantation et amenées à communiquer entre elles, non à travers l'une de leurs langues, mais à travers celle des colons, avec laquelle ils ont par ailleurs un contact déséquilibré et incomplet. On voit alors apparaître des langues dites créoles, qui ont les caractéristiques suivantes :
•
un créole a pour base au moins lexicale une langue de colonisation : c'est pourquoi on dit qu'il existe des créoles français, anglais, espagnols etc.
• la grande majorité du vocabulaire est issu de la langue de colonisation ; en revanche la grammaire est en général reconstituée (en particulier le système de temps-mode verbal et la détermination nominale) : l'étude des processus de restructuration et de "recomplexification" qui aboutissent aux créoles est d'un intérêt majeur pour la linguistique et les sciences cognitives.
Koïnè
Lorsqu'une population parle une langue dialectalisée, il arrive souvent que par la pratique des échanges ou par une politique concertée se développe une forme interdialectale de langue compréhensible et admissible par tous. C'est ce "dialecte commun" qu'on appelle koïnè, du nom du premier exemple historique connu : la koïnè (en grec : langue commune) de la période dite hellénistique (antiquité grecque tardive), où l'on trouvait plusieurs entités politiques grecques dans le bassin méditerranéen (en Grèce même, mais aussi en Syrie, en Egypte, en Anatolie, en Sicile...), parlant des dialectes grecs différents mais liées par de nombreux échanges commerciaux et culturels.
Des exemples actuels sont l'arabe commun moderne (basé sur l'arabe coranique et servant de point de référence commun par-delà les différents arabes dialectaux propres à chaque pays ou région), ou le basque unifié dit batua (devenu langue officielle au Pays Basque espagnol, il est basé pour l'essentiel sur le dialecte de Guipuzcoa, le plus parlé, mais intègre certains traits des autres dialectes). En Guyane, et surtout dans la région de Saint-Laurent, on peut se poser la question d'une koïnè du Maroni, développée et utilisée en particulier (mais pas exclusivement) par les différents groupes businenge.
A l'origine au moins, une koïnè est une création en partie artificielle et n'est la langue maternelle (ou le dialecte maternel) de personne, mais les forces d'intégration peuvent amener les locuteurs à transmettre à leurs enfants cette koïnè plutôt que leur dialecte originel. Il semble que tel ait été le cas pour la koïnè hellénistique qui est à l'origine du grec moderne.
Patois
Cette notion n'est plus guère utilisée en linguistique, et son contenu est peu clair. Au moment de la Révolution française (où est apparu un grand débat sur "les patois"), elle s'appliquait à toute forme autre que le français standard, qu'il s'agisse de langues réellement autres comme le basque et le breton, ou de variantes dialectales de la langue d'oïl.
Pidgin
Forme de parler qui peut se développer dans des contextes d'échange (commerciaux ou autres) entre des populations parlant des langues différentes (trop différentes pour permettre la constitution d'une koïnè, par exemple). C'est ainsi que des formes de "langues mixtes", connues à l'époque comme sabir ou lingua franca, à base d'italien, grec, turc, arabe etc, ont, entre le Moyen-Age et les temps modernes, été utilisées par les marchands et voyageurs dans le bassin méditerranéen.
Comme une koïnè, le pidgin n'est à l'origine la langue maternelle de personne. Il peut cependant se produire que certains locuteurs se l'approprient, le transmettent à leur enfants, et qu'il évolue alors vers un créole. |
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| Remerciements chaleureux à Nicole Launey sans qui cette page n'existerait pas... |
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