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La Guyane dans l'histoire. En bref...
En quelques mots, les dates clés et les évènements importants qui ont marqué l'histoire de la Guyane...
Roches gravées
[Photo © Thierry Montford]
Cayenne aujourd'hui... Au premier plan, le Fort et la colline de Cépérou
[Photo © Thierry Montford]
La pointe des Roches à Kourou. Au fond, le sémaphore (appelé aujourd'hui Tour Dreyfus) qui permettait à l'époque du bagne de communiquer avec les îles du Salut.
[Photo © Thierry Montford]
Statue édifiée en hommage à Victor Schoelcher (place Schoelcher, Cayenne)
[Photo © Antoine Cercueil]
Cellules de détention sur l'île Royale
[Photo © Thierry Montford]
Pépites et agglomérat d'or
[Photo © Thierry Montford]
Lancement d'Ariane 4
[Photo © Antoine Cercueil]
Lancement d'Ariane 5
[Photo © Terres de Guyane]
Il y a plus de 6.000 ans, les premiers habitants d'Amazonie arrivent d'Asie orientale après avoir traversé l'océan Pacifique, et sont à l'origine de la civilisation amérindienne. En Guyane, on retrouve jusqu'au coeur de la forêt des traces archéologiques de leur passage : poteries, gravures rupestres, polissoirs, etc.

Le 1er août 1498, Christophe Colomb pénètre dans le golfe de Paria au Venezuela après avoir longé les côtes de Guyane, mais c'est Vincente Yanez Pinzon qui les explorera deux ans plus tard.

En 1643, la compagnie du cap Nord placée sous le commandement de Poncet de Brétigny s'installe sur une colline dominant l'embouchure de la rivière de Cayenne. Il la baptise "Mont Cépérou", du nom du chef indien Galibi à qui il l'acheta, et y fait construire un petit village fortifié. Cayenne est née.
Après plus de dix tentatives de colonisation (de 1604 à 1652), qui toutes échoueront, la première mise en valeur du territoire guyanais débute à partir de 1656 avec des colons hollandais amenant avec eux les premiers esclaves africains.

En 1664, la Guyane devient territoire français... et colonie esclavagiste. Une amorce de développement permet l'exportation de roucou, indigo, coton, canne à sucre, café, vanille, bois exotiques, ...

En 1685, Colbert, ministre de Louis XIV organise le système esclavagiste en édictant "Le Code Noir".
[Voir aussi notre article sur l'esclavage]

En 1763, Choiseul décide de faire progresser de manière décisive la colonisation des terres, et plus de 10.000 personnes débarquent à Kourou, où rien n'a été préparé pour leur arrivée. Plus de 6.000 d'entre eux meurent dans l'année, tués par les fièvres et les maladies.
La plupart des survivants se réfugient aux Iles du Diable - où les moustiques sont quasi-absents - et y retrouvent la santé avant d'être rapatriés en Métropole. Les îles prennent alors leur nom actuel d'Iles du Salut. Ce nouvel échec sera à l'origine de la réputation d'"Enfer vert" dont la Guyane souffre encore aujourd'hui, mais aussi de la nommination du premier gouverneur compétent, Pierre Malouet, qui entreprend avec l'aide de Joseph Guisan, ingénieur suisse, un programme de réforme de l'agriculture.

En 1794, sous la République, une loi aboli l'esclavage... qui sera rétabli officiellement en 1802 par Napoléon Bonaparte. Une partie des Noirs refusant de redevenir esclaves "vont marrons" et s'enfuient en forêt, rejoignant les "marrons" de Guyane hollandaise (actuel Surinam) déjà installés. Ce sont les ancêtres des populations noir-marrons qui vivent principalement aujourd'hui sur les berges du Maroni.

Entre 1817 et 1848, le programme lancé par Joseph Guisan est repris, et la Guyane, avec une population de 19.000 habitants dont 13.000 esclaves connait sa période la plus prospère.

En 1828, la mère Anne-Marie Javouhey, membre de la congrégation des soeurs Saint-Joseph de Cluny, rachète des esclaves, en fait des hommes libres et met en valeur avec eux la région de Mana.
Ses idées anti-esclavagistes sont soutenues par le député Victor Schoelcher, et aboutiront en 1848 à l'abolition de l'esclavage, qui a pour conséquence immédiate le départ des Noirs des plantations, et l'effondrement de l'économie guyanaise.

En 1852 sous Napoléon III, se met en place la déportation de forçats vers la Guyane afin de combler ce besoin de main d'oeuvre. La Transportation est officiellement instituée en 1854, et accentuera encore la réputation sinistre du département.
Saint-Laurent du Maroni devient le centre administratif d'un système pénal qui "accueillera" près de 70.000 hommes et femmes dont plus d'un tiers décèdera en Guyane.

En 1855, un premier site aurifère est découvert sur un affluent de l'Approuague. C'est rapidement une ruée vers l'or qui s'achèvera avec la Seconde Guerre mondiale. Entre 1910 et 1930, il y aura plus de 10.000 orpailleurs à la recherche de l'Eldorado dans les forêts guyanaises. Ce mouvement entraîne une croissance du commerce local, mais également la fermeture des dernières grandes plantations.

Suite à une campagne d'opinion menée entre 1923 et 1938 par de nombreux journalistes dont Albert Londres, soutenus par le député de la Guyane Gaston Monnerville, une loi met fin au bagne en 1938, et plus aucun transport ne fait route vers la Guyane. Cependant, la fermeture effective n'aura lieu qu'après guerre en 1946, et les derniers rapatriements se feront en 1953.

Avec une économie en déclin, le dépeuplement entraîné par la fermeture du bagne, et un état sanitaire déplorable, la Guyane obtient en 1946 le statut de département français. Le Gouvernement prend rapidement des mesures sanitaires qui ont des résultats immédiats, mais la balance commerciale reste déficitaire, avec des coûts de production élevés.

En 1965, le Centre Spatial Guyanais se construit à Kourou, et l'activité spatiale devient rapidement un élément important de l'économie et de la vie guyanaise.

Depuis 1982, avec les lois de décentralisation, un transfert de compétence de l'Etat vers les organisations territoriales est mis en place. Les courants migratoires s'accentuent, liés en particulier aux crises sociales et économiques du Brésil, Surinam et Haïti.

De 1961 à 1999, la population guyanaise est passée de 33.000 habitants à près de 160.000...

En 2006, la population est estimée à 202.000 habitants (chiffres INSEE).
 
 
Textes © Terres de Guyane
Photos © Antoine Cercueil, Thierry Montford, Terres de Guyane
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(Mise à jour Septembre 2008)
 
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