Localement appelés "mains dorées" ou "sapajou noir", les tamarins sont des petits singes de 400 à 600g, dotés d'une longue queue non préhensile et de grandes oreilles qui leur donnent une allure de chauve-souris.
Les pieds et les mains sont jaunes ou oranges, le dos est noir ou jaunâtre. Le reste du corps, la queue et la tête sont entièrement noirs.
Comme tous les primates diurnes, les tamarins sont grégaires : ils vivent en petits groupes de 2 à 10 individus, groupes dont la structure est variable et paraît être une adaptation aux ressources alimentaires du milieu fréquenté. Selon les cas, il y a un ou plusieurs mâles reproducteurs et une ou plusieurs femelles reproductrices. Celles-ci ont un jeune deux fois par an; le reste du groupe est constitué d'animaux subadultes. Ces groupes vivent sur de petits territoires, de 10 à 40 hectares. Les tamarins utilisent toutes les strates de la végétation, le sol pour traverser les pistes ou les routes, le sous-bois dans lequel ils se déplacent en sautant de tronc en tronc pour chasser les insectes, et jusqu'aux arbres émergents pour aller y chercher fruits et feuilles.
Leur régime alimentaire est qualifié d'omnivore, c'est à dire qu'il est très varié : les fruits et les insectes représentent la majeure partie de leur alimentation, mais ils peuvent aussi se nourrir de graines, fleurs, nectars, gommes, ...
Les tamarins fréquentent tous les types de forêts, mais marquent une nette préférence pour les milieux très denses, comme les forêts dégradées et les forêts de lisière. Ils s'accomodent également très bien des petits fragments forestiers : ils sont ainsi observés fréquemment aux alentours proches de Cayenne.
Sous le terme général de "tamarins", sont en fait regroupées plusieurs espèces, appartenant soit au genre Saguinus (12 espèces, dont Saguinus midas, le tamarin de Guyane) soit au genre Leontopithecus, autrement dits les tamarins lions.
Ces derniers sont inféodés aux forêts de la côte atlantique du Brésil, et sont à l'heure actuelle considérés comme les primates les plus menacés au monde. La destruction inexorable de leur habitat entraîne la disparition progressive des populations. De nombreux programmes mondiaux mettent depuis plusieurs années des moyens importants pour tenter de protéger les derniers tamarins lions et les fragments de forêts qu'il leur reste. Espérons qu'il ne soit pas définitivement trop tard... |